mercredi 3 août 2005, par Jérémy
Depuis la fin du XIXe siècle, l’automne est ici « saison des comices ».
Tout en engrangeant les derniers regains, les agriculteurs du Haut-Doubs préparent méticuleusement leurs meilleurs animaux au grand concours cantonal. L’enjeu est d’importance puisqu’il exprime le savoir-faire sans cesse affiné de l’élevage local. Il y a là beaucoup de fierté professionnelle, mais surtout une débordante passion, mieux, un véritable amour pour l’irremplaçable Montbéliarde qui fait vire les paysages et l’économie fromagère de notre département.

La fête du comice draine des milliers de visiteurs venus des villes voisines pour y admirer les fleurons de la race, pomponnés et parés de rubans colorés. Auprès des centaines de bovins soigneusement alignés et mis en valeur, on y parle d’élevage, des problèmes et de l’avenir du métier, de la vie à la campagne... on y déguste l’incontournable comté et les autres fromages du cru... sans oublier un bon verre de savagnin ou de chardonnay.

Les élus et les agriculteurs du village d’accueil mettent un point d’honneur à « bien faire les choses ». Le défilé des lauréats constitue le couronnement de la journée qui prend fin par le rite suprême du banquet officiel où bonne chair et discours s’allient agréablement.
Au-delà, le comice reste un lieu unique de convivialité et de développement de l’élevage.
Tous les ans, le Doubs organise une vingtaine de comices réunissant jusqu’à 600 animaux par canton. Il s’agit là d’une pratique unique au monde.